Expression du 02 Juin 2003

Les petits oiseaux chantent dans la montagne. -- 16:51
Le Temps de l'Âme a reprit le Trône. Les musiques du fond de l'âme détonnent. Les couleurs pastelles se révèlent. Les murmures, timides, gémissent.

Je connu un ami. Je connais un ami. J'espère toujours le connaître. C'est un oiseau. Un oiseau gazouille à chaque chant. Il est tout simple. Plein de couleurs, mais tout simple. Plein de savoir, mais tout simple. Ses ailes deviennent miennes et me font voler.

Qu'est-ce qu'on est embourbés dans la complexité ! Un sable mouvant où on se meut les yeux fermés, les muscles atrophiés, les sens annihilés. Chaque parole est pesée à l'écoute ainsi qu'au parlé. Chaque phrase est tournée, emballée pour un meilleur effet. Cela devient commercial. Le Marché des Connaissances, des Amis, des Frères.

Tout s'achète. Les intentions sont la monnaie. Les sentiments sont le produit. Et les paroles sont l'emballage.

On fait une étude de marché, on définie sa cible. On adapte le produit. On joue la Comédie, on fait le Théâtre. On bande l'arc, et on décoche.
Dans le mille.

Et on possède les gens. Notre main devient un monde où ils s'activent. Il suffit que nous la fermions pour qu'ils soient détruits, pour qu'ils n'existent plus.

J'aimerais être riche comme un oiseau. Avoir des oiseaux, des montagnes barbues de neige, un lac. J'aimerais que mes yeux soient comme les siens, "Des pinceaux", et "mon coeur, un tableau".

J'aimerais avoir des amis qui auraient des vaches que je pourrais regarder. J'aimerais avoir une maison à cinq cent mètres du lac.

Je connais un ami. Il me fait penser au Berger de l'Alchimiste, lui-même ami d'un cher Coelho.

Que les petits oiseaux gazouillent pour donner des ailes à des chevaux.




Expression du 22 Mai 2003

Je suis devenu enfant. -- 16:25
C'est étrange.
C'est étrange comme les choses s'obstinent à ne pas aller.C'est étrange comme le printemps s'obstine à être automne monotone. C'est étrange comme les gens s'obstinent à rester aveugle. C'est étrange comme les souvenirs s'obstinent à ne s'effacer.

C'est étrange que tout s'obstine à être étrange.

C'est étrange comme la musique est triste.
C'est étrange comme les couleurs sont grises.
C'est étrange comme les lumières sont sombres.
C'est étrange comme les rêves paraissent réels.
C'est étrange comme le passé est si présent.

C'est étrange comme on aime la poésie.
C'est étrange comme on aime les poètes.
Pourtant, ils ne sont pas là. Pourtant ils sont morts. Pourtant on ne les connait pas.

Hier, Tozman le Deb a vu dans le métro, une vingtaine d'enfants. Il a du réussir sa journée.
Une vingtaine d'enfants encadrés par deux femmes.

Et fréquement,ceux-ci demandaient :
"On arrive quand ?"
"On descend ici ?"
"On est arrivé ?".

Les enfants sont chanceux. Le Temps n'existe pas pour eux. Le Temps ne passe pas. Le Temps s'incline. Les enfants sont les dompteurs du Temps !

Aujourd'hui j'ai fait l'enfant avec Julie. Nous avons acheté deux crêpes, un Paris-Brest, deux pots de glaces Hägen Dazs chacun. Elle a prit un sandwich "Le Végétarien". Majestueuse dénomination, n'est-ce pas ?

Et on a mangé comme des gourmands, comme des enfants dans le parc.
Le Temps n'existait plus. Les autres travaillaient. Nous nous mangions.



Expression du 21 Mai 2003

De bloc en bloc, bloquant blocs. -- 13:22
Ce matin, mes yeux s'ouvrent éblouis par la lumière du matin grise comme l'ennui et comme le passé.

C'est étrange comme le passé est de couleur grise. Certains diront que les bons souvenirs le colorent, mais je suis convaincu qu'il y a un voile gris permanent sur le passé.

Toujours en retard... Mes habits ne se pressaient pas pour s'habiller de mon corps. Ils finirent quand même par se vêtir en ce matin gris comme l'ennui.

Je sortis de l'appartement. L'air régnant dans le couloir avait une morbide fraîcheur. Une fraîcheur et non froideur et pourtant je dus serrer ma veste.

La Porte sur le Dehors. Suis-je dehors depuis que je ne dors plus ? Ou est-ce seulement maintenant que je rencontrerais le Dehors, Le Monde des Gens ?

Je sortis. Tout était de blocs. C'est étrange ces jours où tout est de blocs. La masse automobile, la masse humaine, la masse d'habitations, la masse des constructions...

Il n'y a que la Nature qui est un bloc où rien n'est pareil. Elle est un bloc imaginaire, un bloc utopique. Aucun arbre ne se ressemble, chaque feuille a une position propre. Les rides sur la rivière ne sont pas des clones. Les ronds des oiseaux dans le ciel sont désordonnés.

Pourtant ce "chaos" est harmonieux.
Il y a des jours où on aimerait faire partie de la Nature.

J'ai l'impression que de nos jours, il n'y a que les enfants qui savent partir dans tous les sens. Comme si c'était des bouts de Nature raisonnables.

Peut-être que les fleurs se sentent mieux dans la main des enfants voulant les offrir à leur maman ?
Peut-être que les papillons ne leur en veulent pas quand ils sont piégés dans leur filet ?

Peut-être que la Nature aime écouter les enfants. Les adultes, elle ne les écoute plus. La Nature, les adultes ne l'écoute plus. Il n'y a que les enfants qui écoutent tout sans le savoir. On peut le remarquer quand on aperçoit soudain un écarquillement de leurs yeux.

Je sortais tout était de blocs. En ce moment, des rayons solaires arrivent à passer les montagnes de nuages. Mais la journée est grise.

Je le pense, quand il fait beau, nous prenons le Temps du Dehors, quand il fait triste, le Dehors prend la couleur de notre Âme.

Existe t-il des gens heureux ? Peut-on réellement être heureux en voulant l'être. Les vrais heureux sont probablement ceux qui ne le savent pas.

Les vrais heureux sont sûrement les enfants. J'aimerais avoir huit ans à jamais.
J'aimerais que tous aient huit ans à jamais.
J'aimerais...

La journée est toujours grise, seule la Nature est colorée.
Hier, je croisais une femme. Près de la rivière. Elle sentait le bonbon. La femme, pas la rivière. La rivière, elle, sentait bon.



Expression du 19 Mai 2003

Le Soleil se lève à l'Ouest. -- 01:15
Vendredi.
Après un Salam juste.
Une princesse du couchant me salue. Une arrivée majestueuse ! Sous ses pas virtuels, les pixels aux millions de couleurs s'ébranlèrent ! Mon écran laissait place au chemin de la discussion vers elle comme une Mer Rouge sous le bâton de Moïse !
Les nuages arrêtèrent d'arroser la terre.

Elle dit "Salam". Et je savais ce qui allait suivre : un rond ; un rond avec deux amandes, juste en dessous, un Triangle des Bermudes où se passeraient des mystères les plus fantastiques.

Et en dessous, la plus belle chose de l'Existence en ces moments. Mon écran, si il avait eu une conscience, se serait déréglé. Peut-être que Dieu n'a donné de conscience aux écrans pour cela, pour qu'ils ne se dérèglent face au sourire très poétique et très candide de Belles Resplendissantes.

La Monarchie du Couchant est injuste de ne point bâtir un trône de l'ampleur d'un Taj Mahal pour cette Princesse qui fait rêver juste par sa façon d'être. Amie des lettres, celles-ci deviennent éléphantes, avec trois courbes fines, et font sourire.

Bref, sa Majesté est sans Commentaires. Elle est peut-être le Tafsir du Charme, celui de la Prestance, de la Présence. Son Verdana rose lui va à merveille, et son chapeau circonflexe ressemble à un grain de beauté posé entre ciel et A.

Elle me conta un rêve. Un rêve impossible. Peut-être que l'Impossibilité n'existe que pour être rêvée. Ou que les rêves ont été créés pour atteindre l'impossibilité...
Peut-être que des choses n'existent que pour être vues les yeux fermés.

Etrange dilemne et surtout embêtant. Et pourtant, la justice est de "donner à chaque réalité le droit qui lui est du". Alors pourquoi de telle situation ?
Si cette Justice est Absolue, alors ce genre de rêves est sûrement un mirage. Quand on se croit dans le désert, on aime croire aux mirages. Pourtant ils n'existent pas, mais sont toujours la manifestation d'une autre réalité.

Les Rêves sont censés être l'absolue beauté, le meilleur qui puisse "exister". Alors, on y trouve les meilleurs lieux, les meilleurs moments, les meilleurs êtres. Le Rêve est rêvé.

Or si un rêve est impossible à réaliser dans la réalité, c'est qu'il n'est pas parfait, il n'est pas le meilleur pour soi. Alors, faudrait-il s'en approcher.
Changer les lieux ? Les moments ?

Les Êtres ?

Je viens de me relire, j'ai eu du mal à me comprendre. Etrange, que tout est étrange !

Merci aux princesses d'exister ! Merci à ces étoiles qui brille mille fois sur cette page !
Merci à la signataire de toutes mes expressions.
Merci à ces sourires subliminaux qui minent sublimement nos tristesses.

Comment taire les loueurs ?
Comment Terre peut-elle tourner sans la Princesse ?
Comme enterre le beau temps la pluie, la charmante, dandinant dans ces courbes verbales, enterre nos ennuis.

Merci Commentaire.
Salam, juste salam.



Expression du 14 Mai 2003

Cela fait longtemps.... ensuite Zut ! -- 16:25
Cela fait longtemps que je n'ai vu le Monde.
Cela fait longtemps que je n'ai vu l'Inerte.
Cela fait longtemps que je n'ai vu des fleurs.
Cela fait longtemps que je ne me suis arrêté.

Tout a commencé a bouger très vite et chaque chose est devenue tout.

Cela fait longtemps que la Nature ne m'a parlé.
Vexée de mon silence ?

J'ai arrêté de parler au monde pour que la Nature me parle. J'ai l'impression qu'elle est à l'intérieur de moi. Je ne l'entendais plus.

N'avez-vous jamais senti le besoin de vous en aller ? Faites silece. Posez vous. Regardez.

Cela fait longtemps que je n'ai vu les Gens.
Cela fait longtemps que je n'ai vu d'enfants.
Cela fait longtemps que je n'ai écouté de musique.

Où sont-ils tous passés ? Où est passé le Temps ?

Cela fait longtemps que je n'ai oublié le Temps.
Il me suit toujours, il me suist tout le temps.
Il se prend pour mon coeur et parle à sa place.

Le Temps je le rejette. Et il se montre sous la forme du Passé.
Hier soir, il apparut.
Elle apparut, masque envolé, costumes tombés. Le vrai visage. Les vraies pensées. Enfin.

Les doutes s'estompent. J'avais raison. Ce n'était que de la Comédie. Courrant derrière tous les virils du virtuel et voulant qu'ils s'inclinent à elle.

Et bien hier soir, la mise à jour de la daube n'était pas là, l'adresse électronique qui est un cas d'habitude non plus, le pseudo-grognon oriental n'a pas pour habitude des virées nocturnes sur d'étranges félins pixelisés.

Alors ?
Alors il ne restait plus que l'ennui et moi.
Et je fus sélectionné. Et pour une raison idiote.
Le respect des autres !
Vous rigolez j'espère ! _Non non.
Je me fut donné une leçon de respect ! Par la Respectueuse Absolue !

Je n'ai jamais vu une aussi grande manifestation de toupet !
Ce qu'il y a de bien dans tout cela, c'est qu'enfin les vrais sentiments, les vraies pensées s'éclaircissent.
Le caché devient apparent et surtout la Grande Comédie jouée depuis des mois.

Ou est-ce de la frustration de ma lassitude envers ces personnes ? Devoir absolument s'assurer qu'elles existent ? Qu'elles ne sont pas oubliées ?
Et bien non ! Elles sont le Néant ! Plus rien !

Elles se sont oubliées de nos mémoires, elles s'y sont détruites ! Qu'elles restent dans leur Chaos à jamais !
Et qu'on jette une motte de terre sur leur image et qu'on les oublie !

Comédiennes ! Partez et ne revenez plus !



Expression du 05 Mai 2003

Vers lents en Verlan -- 18:24
Le Verlan ! Waow ! Waouuuuh même !

Notez déjà que Verlan ne s'écrit pas Versl'en, ce qui serait plus logique.
Les nouveaux mots s'inventent, nouveaux maux pour nos chers puristes sur leur Olympe d'Académie Française !

Peut-on dire que vers l'an deux mille, le Verlan (qui mérite bien une capitale !), véritable esperanto des djeun's, a prit réellement naissance ? Ou sens né je devrais dire...

Oui ? Non ? De nouveaux sens naissent-ils de ces mots du Verlan ?
"Laisse tomber" devient donc "Laisse Béton". Cela veut toujours dire, bien sur, cesse la discussion, le débat bien sûr, mais pourquoi pas "laisse de bloc ! N'y touche plus ! C'est intouchable ! Solide comme le béton..."

Une autre question...
Qu'en est-il des fameux mots à une syllabe ?
Ben tiens ! "Mot" ? Comment faire ? "Mot" deviendrait donc "Tom"...

Constatez :

Mots s'érigent dans cerveaux...


donne

Tom se Jerry dans vos serres...


C'est quelque peu tiré par les cheveux je vous l'accorde, mais ne tirez tout de même pas la corde trop fort, cette langue guelan[te] (?) n'est que toute récente.

J'eu réponse à ma prochaine question également grâce à une étudiante en licence...
Ooops, parlons Verlan ! Sa réponse est concise et claire, le sens se lit (c'est plus facile car elle est en licence) sur son regard d'une clarté lunaire (je me répète).

Question : Qu'en est-il des mots commençant par une syllabe voyelle ? Par exemple : "Affaire".

Réponse : Je méditais la question quand en moins de deux après lui avoir posée à cette charmante étudiante et amie, elle me répondit "Faire A".

J'abandonnais. C'est une affaire à faire à l'Académie ou autres Temples de la langue...

Bref, une chose qui n'a rien à voir (bien sûr !) avec le sujet présent : Je m'énerve quand on ne me répond pas !

Ooops encore une fois ! Je suis égocentrique, je l'avais oublié !
Je dirais plutôt que :

Je me Vénère quand on ne me Pondère pas !


C'est le Monde en Verlan quand même !

Allez,
Ciao les Relous (que j'accorde !),
Ciao les Chelous (que j'accorde également !) !





Expression du 03 Mai 2003

Bizarre. Vous avez dit bizarre ? -- 02:28
Bizarre. Vous avez dit bizarre ?

Des gens se prennent pour des mains. De grandes mains. Et ils vous prennent pour de la pâte. Et ils veulent vous pétrir, vous malaxer dans leurs mains.

Des gens vous prennent pour des jouets. Ils vous jouent quand ils veulent, vous rangent quand ils veulent, vous rejouent quand ils veulent.
Ils vous cassent quand ils veulent.

Des gens pensent avoir une télécommande dans la main. Ils pensent que le monde est une télé. Que les gens sont des chaînes télévisuelles. Ils appuient sur le bouton qu'ils désirent et la chaîne sélectionnée doit se conformer à leurs désirs. Leur faire la révérence. Sans raison. Car ces maîtres du monde l'ont décidé.
"Aujourd'hui je prends cette chaîne ! Il n'y a pas à discuter ! Il n'y a pas à poser la moindre question !".
Sacrés Centres de l'Univers quand même !

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
Des Gens se plaignent à longueur de journée que le monde ne les appelle pas, ne prend pas de leurs nouvelles. (Quel con le Monde !).
Ces Gens se plaignent alors qu'ils sont inaccessibles. Impossible de les appeler mais il faut les appeler !

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
Etrange que des téléphones se trouvent à des lieux et que vous soyez au courant en temps réel qu'on vous a appelé et de l'identité de l'apellant.
Etrange que vous soyez au courant de tout alors que vous étiez à mille lieux de toutes sources d'information.

Etrange qu'étrange !
Ces personnes sont-elles magiciennes ?
Ou peut-être de sacrées comédiennes ?

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
Etrange que des personnes que vous ne connaissez plus par choix, et qui ne vous connaissent plus par choix souhaitent vous rencontrer et que ces personnes passent par des canaux diplomatiques des plus médiocres.
Serait-ce de la lâcheté ?
Serait-ce de l'intelligence qui aurait atteint des abysses car trop sensibles à la gravité ?
Etrange tout de même que des hyper ultra méga respectueux de la personne humaine, de l'interlocuteur en chair et en os veuillent rencontrer des irrévérencieux après moult altercations très houleuses.

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
Oui, je dis bizarre et je le répète.

Digne de la Comédie Française des plus académiques ! Comment font ces personnes pour être crédibles ? Prennent-elles le monde entier pour con (sans capitale) ? Elles se croient les plus Belles, les Centres de l'Univers, les Nombrils de l'Existence ?
Doit-on constamment leur venir parler ? Attendre des éternités à écouter leurs silences pour qu'elles vous congédient à leur retour ? Non ! Cela est très respectueux de leur part ! C'est vous l'irrévérencieux ! Pardi de bon sang de bon soir !

Bon Dieu ! Doux Jésus ! Vierge Marie ! Grand Manitou !
Ne parlez jamais en mal de ces Fabuleuses Créatures ! Laissez leur parler de mourir et deux minutes plus tard donner des leçons de survie ! Nous croirions qu'elles sont secouristes tellement fortes dans leurs activités !
Mais nous croyons plutôt qu'elles sont bonnes comédiennes ces sacrées personnes !

Qu'elles fassent du théâtre ! Le Monde les aimera, cela est indéniable !

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
Non, quand on réfléchit (sur les conseils répétés de certains), et qu'on comprend des choses, plus rien n'est bizarre. Les Masques tombent, et on voit la Réalité. Funeste et déshonorable et déshonorante Réalité sans valeur.

Bon, méfiez-vous des masques. Les plus belles lunes sont des trous noirs. Vous êtes attiré puis vous vous faites aspirer.




Expression du 02 Mai 2003

Les Lettres dansent du Ventre. -- 01:35
Qu'elles sont belles ! Qu'elles sont belles les lettres de l'alphabet !

Un Alif debout comme une silhouette, les belles jambes de deux Lâm.
Et plus beau nez que Dâl existe t-il ?
Le Waw est une belle oreille, il lui manquerait une boucle de Qâf !

Un beau Râ déployé et allongé, waow ! Quelle belle chevelure !

Et quand le Bâ danse du ventre, son nombril de point est tout émoustillé.

Mais la plus belle est incontestablement Noun. Le Sein par excellence !

La Femme serait-elle dans l'Alphabet ? Cachée mais un peu visible de sorte à charmer les plus grand poètes ? A faire la muse amusante en rimes, soufflant et tirant des vers du nez des prosateurs ?

Pourquoi parler de lettres ? Parlons de femmes pardi !
Euh.. Ben... Euh...
Une seule chose a dire :

Femme est une belle Calligraphie.

Sacré Calligraphe quand même ! Sacré !



Expression du 29 Avril 2003

Livré aux Livres ! Question de hauteur... -- 10:20
Hier, j'ai acheté beaucoup de livres pour beaucoup d'argent. Ce fut une folie je pense. Je ne vous dirais pas combien cela m'a coûté...

De superbes livres. Des poèmes de Darwich. Mahmoud Darwich.
Des livres superbes par leurs contenu mais également par leur forme, leur texture.

N'avez-vous pas remarqué une chose ?
Achetez un livre, un beau par la forme. C'est comme un bébé. Vous ne pourrez l'ouvrir en entier sans résistance. Prenez le par l'arrière, et déployez la quatrième de couverture de manière qu'elle fasse avec la page qui la précède un angle de 180°. A un moment il y aura un craquement. Crack !
Prenez la première deladite couverture. Procédez de la même manière que celle avec sa liée de quatrième. Mais cette fois attention ! (Je vous prend vraiment pour des cons...), cette fois, procédez de manière que l'angle s'aplatisse avec la page qui suit ! Et non celle qui précède qui en est une secrète dans le coeur de l'écrivain. Crack !

Ce sont les premiers pleurs du livre. Vous l'avez accouché. Il est né. Sublime. Maintenant il faut l'élever. Donner forme à ses lettres, à ses mots. Le construire par votre regard. Les nourrir par votre curiosité. Les rendre matures par le chevet que vous leur adressez près du lit.
Finalement tuez-le en vous en séparant, où faites-en une partie de vous en le gardant. En en gardant la forme, en en gardant le fond.

C'est étrange. Etrange que ce soit le lecteur qui donne naissance au livre et non l'éditeur. Etrange pouvoir. L'écrivain de créer l'âme et du lecteur de l'incarner. Un lien invisible de parenté entre deux êtres. Et toujours deux, et non des milliers (de lecteurs). Car chaque auteur est unique pour chaque lecteur. Ils se comprennent.

Et espérez un jour rencontrer l'auteur. C'est le summum. Vous savez, c'est comme des amoureux autour de pâtes. Il commencent à aspirer le fameux spaghetti, que dis-je ?! LE Spaghetti ! Jusqu'au baiser.
Ici c'est pareil, on découvre la pensée par deux bouts différents jusqu'à en parler réellement et l'établir et la réaliser dans notre esprit.

Vive les livres !
Mais bon, qu'est-ce que ça coûte cher....
Brrr !



Expression du 28 Avril 2003

Un Jeu d'Enfants... -- 15:00
Je reviens du parc. Nous y avons mangé.
Le Soleil était radieux, il pleuvait.
Il pleuvait des choses. Des choses des arbres. Les arbres fleurissaient nos crânes et nos corps.

Les enfants couraient dans tous les sens. Quoi ? Ils avaient à peine 7 - 8 ans... Et déjà, ils étaient amoureux.

On devrait les marier les gamins à cet âge. Comme cela ils joueraient au papa et à la maman jusqu'à ce qu'ils grandissent. Ils grandiraient naturellement sans se compliquer la vie avec les histoires de couples.

L'Amour deviendrait adulte en étant un jeu d'enfants. Et ce serait un joli jeu jusqu'à ce que la mort sépare.

Julie dit : "Ca crie jusqu'à quel âge les enfants ?" (Ou un truc comme cela). Le cri d'un enfant est extraordinaire.
C'est de l'original, de l'authentique, sans contre-façon. Car les enfants n'ont pas d'arrière-pensées, donc ce ne sont pas des cris d'arrières-pensées.
Ce sont des cris spontanés. Pouf ! Pim pam poum ! Et le coeur cri ! Vous dites une chose méchante à un enfant, il ne réfléchira pas, il va tout de suite être touché et va pleurer.

Les enfants crient si bien car ils n'ont pas encore de passé. Les enfants qui se sentent mal se taisent. Ils sont silencieux. Ils se referment.

Se referment comme "un bouton de rose".

J'aimerais être un phoenix mourrant et renaissant enfant de ses cendres. Mais les pegases ne sont pas des phoenix...

Hélas.



Expression du 27 Avril 2003

Pseudo-Nîmes, Faux-Rome... -- 18:46
Il y en a marre de ces suspicions. La solitude est vraiment belle et reposante.
Là-bas, on s’impressionne, on se dit des choses gentilles, on se tait, on ignore, on se moque de l’autre. On se cache, on laisse à ceux qu’on « aime » des doutes, des espoirs imprécis qui taillent le cœur.

Parfois, on en a marre des amis, on ne les comprend pas, on ne sait plus qui on est alors.
Parfois, on a envie de tout lâcher, de s’en aller, seul.

Plus les jours passent, moins je crois en l’amitié gratuite et sincère. Tous les beaux tableaux deviennent des lambeaux. Toutes les belles sculptures s’érodent. Toutes les architectures deviennent ruines. Tout cela en un instant. Un instant si court qu’il n’a même pas le temps de naître dans l’imagination. Un instant voleur de tout ce qui vous fait croire à de belles choses, voleur de tout ce qui vous fait croire aux humains.
A ce moment, je pense à une chose. Une chose qui fait trembler chacune de mes cellules. Une chose qui arrête presque mon cœur. Une chose qui fait frémir mon âme de peur.
Et si la poésie n’existait pas ? Et si la poésie n’existait plus ? Et si la poésie était morte ?
Des jours, c’est si difficile de croire. On ne comprend plus rien.



Dimanche matin me teint en gris... -- 13:54
Salam à tous si je puis me permettre.

Une question me taraude... (les tares rodent également, mais bon, c'est une autre question).

Doit-on ou peut-on se venger pour d'autres ?

En ce beau matin de dimanche, avec un si beau ciel gris, une fraîche froideur, une atmosphère rosée à vous pousser à la promenade, vous me direz "Quel con c'ui-là ! A restez devant son formulaire pour débiter sur la vengeance...".

Ben oui. La musique est en marche, le ciel est vide. Aucun oiseau n'y vole. Comme si le Temps compatissait à l'état de notre Âme et en prenait la couleur.

Et le sujet de la vengeance ? Zappé. Les Gens cherchent trop souvent des sujets. Pourquoi ?
Pour faire intelligent. Pour dire que l'on a discuté d'un "sujet". Mettons lui une capitale à ce mot sublime qui nous donne un semblant d'intelligence !

Sujet ! Sujet !
Voilà ! Monsieur Sujet ! Vous m'avez prit ma place ! Vous êtes le Centre de l'Univers désormais ! Sortez votre Nombril que tout le monde le voit et auquel je donne une capitale !

Ah la vengeance... J'en parlerai une autre fois.

Je viens de remarquer une chose. L'atmosphère me paraît rosée car je la vois à travers un rideau un peu transparent. En plus, ce n'est pas rosé mais orangé.

Ohlala les dimanches matins...




Expression du 25 Avril 2003

Figure de Style -- 18:10
Que pensez-vous de faire la conversation ?

De la belle menuiserie je pense. Pour meubler hypocritement une indifférence de mort.

Une manière, pas très belle, de faire style ou encore de nous rassurer que nous savons parler.
Ou se rassurer que nous nous connaissons encore. Car nous croyons hélas que le Silence sépare les gens, car nous ne croyons qu'en les sons que nos oreilles de chair entendent.

Entendons autre chose...
D'une autre manière...
(Cri sourd).

Alors, faire la conversation permet de garder le contact. La qualité, foutons-nous en ! Au moins, nous ne sommes pas perdus.

Au moins, quand on sera seul, quand le seul compagnon sera l'ennui gris comme la tristesse, on pourra choisir un "quelqu'un" et qu'on s'en servira pour tuer le silence, pour s'assurer qu'on nous connait encore, pour être sur qu'on est pas perdu. Ou alors, nous nous confirmerons que nous savons faire style...

Faisons style.
Gardons contact.
Ne nous perdons pas.

Amis connus ou inconnus, ne m'oubliez pas, je pourrais vous servir un de ces quatres, vous pourrez jouer de moi, avec moi, et vous en aller.

Moi, je ne pourrais pas je pense. Mais l'hypocrisie est hypocrite avec moi, et je succomberais probablement. Alors, vous deviendrez un jouet pour moi à qui je parlerais pour faire la conversation.

Sinon.
Et bien sinon, je ne parlerais pas. C'est tout.
C'est rien.
Ce n'est pas grand chose.


Une illusion peut-elle exister ? -- 15:59
Dans la réalité, les Gens existent par eux-même, et tant mieux.

Les Gens existent-ils sur internet ? Ne sont-ils pas dépendants des autres ? Et d'ailleurs, sont-elles les mêmes !?

Que des pixels ? Que des gens ayant abandonné leurs esprit et âme dans la Vraie Vie et devenant des êtres non-existant dans un univers "non-existant" ?

Je me suis rendu compte que non. Plein de masques. Plein de faux-noms, des pseudo-noms, des pseudonymes, mais l'essence est la même. Le fond est toujours là. Au fond du fond, le fond !

Et oui... Le coeur reste réel ici. Dans ce cadre où je m'exprime. Tout reste réel. Tout garde son poids, sa valeur.
Chaque lettre tapée est un gramme construisant des tonnes et des tomes ! Chaque chose est une flèche et ces mêmes choses sont des cibles à la fois. On l'oublie peut-être, on l'oublie souvent. Mais quand ces tonnes de tomes se posent sur votre main, sur votre coeur, sur votre coeur sur la main, la main sur le coeur, je vous l'dis, vous vous réveillez paniqué, l'air absurde, conscient de votre sommeil et de votre déshonneur.

Vous vous rendez compte alors que vous avez vu des pyramides mais que vous avez raté les trésors enfouits à côté, que vous avez marché des heures durant sur des routes vides alors que les bas-côtés étaient fleuris.

Je me demande si un jour je comprendrais ce que je viens d'écrire. Peut-être que j'oublierais ce que je pensais à ce moment là, car je pensais peut-être ailleurs, dans l'internet...
Peut-être que je n'ai jamais cru en tout cela, que cela n'a jamais existé...

Qui sait ? Je vous l'demande !


Mal-Être, Bien-Être, histoire de température... -- 10:05
Waow !! Quelle chaleur ! Incroyable ! Tout simplement incroyable !

Toutes les trente-septaines de degrés des Hommes se seraient-ils ajoutés pour honorer le gras et l'étouffement de l'Existence ?

Le Mal-Être aurait-il une crise d'égocentrisme ? Avait-il besoin d'exprimer son existence ? Le Train semblait fier de concentrer cette température dans ses entrailles !
Et le Métro ! Je ne vous dis pas ! Si ! Je vous raconte ! :

Impossible de tenir debout ! J'avais l'impression de fondre d'un moment à un autre dans le Noir et dans la "Gueule".
Ben quoi ? On dit bien "Faire la Gueule" non ?
Sacré "On" quand même ! Meilleur ami de l'homme...

Bref, revenons à nos moutons. Dans le métro donc.
Les stations passaient, nous narguant de l'air plus potable qu'elles portaient en leur sein, et personne n'ouvrait la porte du wagon afin qu'un soupçon d'air aera ce caveau où nos corps, tombes verticales, gisent mobiles et dépendant des ardeurs mouvant du Monstre...

Bref (bis), heureusement qu'il a commencé à crachiner à la sortie du Métro.

Bien-Être gris...



Expression du 24 Avril 2003

Les Escaliers, étranges, étranges... -- 22:20
Les escaliers sont d'étranges choses. Des constructions pour motiver les gens ?
Je descendais les escaliers aujourd'hui.
Lesquels ?
N'importe lesquels.
Je les descendais, tranquillement, avec plaisir tandis qu'eux montaient en même temps.
Mais je remarquais une chose étrange. Mes pas se posaient délectement sur chacune des marches mais je me mis à petit à petit à les dévaler, allant de plus en plus vite ! Et tous suivaient ! Les escaliers normaux se faisaient dévorer, emballés, dévalés ! Ils auraient pu enlever la moitié des marches dans ce cas.

La moitié des marches... Enlevées, nous aurions quand même dévaler. Jusqu'à ce qu'ils les enlèvent toutes. Alors, nous aurions sauté dans un escalier précipice. Un escalier à une marche. Une marche seulement de la mort.

Même les escalators sont pénibles. Pourtant, ils nous descendent rapidement, comme si nous dévalions des escaliers non lators. Et pourtant ! Même ceux-là, nous devons les dévaler ! L'escalier a tort je trouve ! Il va se faire un torticoli ! Est-ce cas de lier ce mouvement en avant que nous donnent ces montoirs et descendoirs ?

Les pauvres endormis du matin, toujours morts après leur résurrection matinale, devraient se lancer la tête la première dans les escaliers ! Cela les lanceraient en avant ! Motivation les citoyens ! Motivations ! Ovation aux Mots !



Expression du 08 Avril 2003

Métro, dos à dos, mais trop c'est trop ! -- 20:55
Ce matin, je me vomissais des boyaux du monstre de la ligne 4 à Strasbourg pour m’ingurgiter dans celui de la ligne 8 en empruntant ces veines qui les relient où les gens ne sont plus que des cellules oxygénées sans noyau.

Tous marchaient ensembles, très serrés, très rapprochés, très proches et pourtant si parallèles ; si parallèles qu’aucun regard ne déviait, qu’aucun sourire n’osait écorcher ces crânes de morts ambulants en chair et en os.

Il arriva enfin le maître de la ligne 8 après une vingtaine de secondes centenaires. Sa gueule s’ouvrit. Après défécation, les déchets ambulants, les cadavres en vie se tassaient avec plaisir, froideur et empressement dans le tube digestif du carnivore de métal.

J’étais un de ces cadavres qui observait les autres. Alors, d’une conscience ouverte et inerte, je passais dans une méditation pensive.
Ce jour-là, l’humanité avait décidé d’être altruiste en s’offrant de manière intense au Monstre.
La compression était à son comble. Des hommes avaient leur visage moulé dans la poitrine de femmes dont certaines avec leurs formes dessinaient celles d’hommes, les enfants perdaient peu à peu leur existence si on ne leur prêtait attention régulièrement.

La chaleur naissante en crescendo contrastait avec le froid du dehors. Une putride sueur polluée perlait des cellules, fraîchement douchées pour certaines, de l’humanité si individuelle dans ce summum de concentration.

Les gens se lançaient des regards furtifs, méfiants, gorgés de méchante indifférence. Sommes-nous tous de haineuses et égoïstes méduses pétrifiant les corps, aspirant les âmes et leurs secrets, les anéantissant ?

Une femme en vie, charmante demanda si tous les jours étaient semblables dans ces conteneurs d’égoïsme. Personnes ne répondit. J’étais en face d’elle. Si la configuration du wagon et la disposition des loques étaient considérées, il serait indéniable que j'étais le destinataire de l'interrogation. Je n’ai entendu la question sur le coup. Mirage invisible. Même sous terre je suis dans les nuages. Même si proche je suis très loin.

Méditation pensive… J’en sortais. Trente secondes étaient passées. Le Monstre vomissait à nouveau. La charmante femme s’éclipsa comme une expiration dans l’atmosphère. Mais sa question me revint en écho par quelques artifices de ma mémoire. Je n’avais pas répondu.
Cadavre que je suis mourrait davantage.